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mardi 14 janvier 2020

Nouvel atelier artistique le 18 janvier prochain


C'est dans le cadre de la Nuit de la Lecture, que je vous propose de vous retrouver à la médiathèque de Fontaine-Etoupefour, pour réaliser ensemble des dioramas !

lundi 9 mai 2016

Mon tableau est-il achevé ? Check list en 13 points

C'est avec l'accord de Tara Leaver , artiste, écrivain et professeur, (son site à voir ICI ) que j'ai repris son dernier post et l'ai traduit ( en y ajoutant quelques éléments) pour le publier ici. Elle propose ainsi une liste de points à étudier, à vérifier, afin de déterminer si la peinture que nous venons d'achever fonctionne, si elle est achevée ? 

Cette liste de points à vérifier n'est certainement pas exhaustive et n'est pas une règle absolue mais constitue un guide, somme toute utile, lorsque l'on veut faire le point sur le travail achevé ...

Les deux aspects les plus importants à vérifier sont : les valeurs et la composition. Comme vous le savez, les valeurs sont composées par les teintes sombres et les teintes claires, les ombres et les lumières. La composition intègre, quant à elle, les points détaillés ci-dessous :

  • Les valeurs 
La meilleure façon de vérifier les valeurs est encore de froncer les yeux en regardant votre tableau. Cela vous permet de discerner immédiatement si les ombres et les lumières sont équilibrées ou si cela réclame plus de contraste.  



Vous pouvez aussi utiliser une application ( type Value Viewer sous IOS ou un programme de retouche photo gratuit type PIc Monkey). Vous pouvez utiliser aussi un filtre noir/blanc de Instagram. 

  • De près / de loin
La peinture doit "fonctionner" en la regardant de près (tous les petits détails, la texture etc...) mais aussi de loin ( est ce qu'ainsi quelque chose saute aux yeux, quelque chose qui n'est pas à sa place ?....)

  • La tête en bas 
Retourner sa peinture permet souvent de voir rapidement le détail qui cloche. Regarder sa toile dans un miroir ou la prendre en photo a souvent le même effet. 

  • Des tailles différentes / des nombres impairs
Vérifier que les objets, les formes sont placés de manière inégale, sont de tailles différentes et en nombres impairs. L'équilibre parfait, la symétrie, ne signifient pas forcément que votre peinture fonctionnera. A moins, bien sûr, que ce ne soit ici aussi une démarche volontaire de l'artiste.

  • L'espace en négatif
Ce dernier est aussi important que l'espace en positif. regardez l'espace en négatif comme si c'était lui le plus important. Est ce que les formes sont intéressantes, étranges ? Est ce que cela se tient sans pour autant prendre toute la place ? 


  • Détail et précision contre repos, relâche et abstraction
L’œil du spectateur a besoin d'être stimulé, d'être intéressé et les contrastes, sont un bon moyen de parvenir à cela. Est ce qu'il y a des zones plus nettes, plus détaillées, plus travaillées qui sont contrebalancées par des zones plus calmes, plus libres, plus relâchées ? 

  • L'histoire
Une peinture ne doit pas nécessairement raconter une histoire explicite et manifeste, mais les yeux (et le cœur) on besoin d'une idée narrative, quelle qu'elle soit, si ténue soit-elle. Qu'est ce que la peinture nous raconte ? Est ce que le spectateur peut se raconter une histoire ? 

  • Ambiguïté
La peinture délivre t'elle d'autres messages ? Y a t'il une part de mystère, de non-dit ? peut elle déclencher d'autres interprétations ? 


  • Le rythme 
C'est important que l’œil du spectateur puisse circuler dans la peinture sans être interrompu par quelque chose de bizarre ou de géant. Bien que cela soit très subjectif, l'expérience permet de reconnaître tel ou tel endroit dans la peinture qui n'est pas en harmonie avec le reste ...

  • Vérifiez vos bords / bordures
Eux aussi ont leur importance et doivent être en harmonie avec la peinture. 

  • Un coup d'oeil en passant
Une fois votre toile pratiquement achevée, laissez la dans votre salon, votre cuisine... dans un endroit que vous fréquentez souvent. Cela permettra quelquefois, de noter quelque chose que l'on n'avait pas vu jusqu'ici. 

  • Un espace de repos pour les yeux
Ceci ne s'applique pas à toutes les peintures mais dans la plupart des cas, il est bon de prévoir des espaces plus calmes pour permettre aux yeux de se reposer un peu. Si toute la peinture est très détaillée, très encombrée, cela peut être épuisant à regarder !. A moins, bien sûr, que cela soit tout à fait intentionnel et marque par là même le style de l'artiste. 

  • Conversation 
Conversation entre les éléments eux mêmes de la peinture. est ce que telle ou telle forme, couleur etc... fait écho à telle ou telle autre forme ou couleur ? Est ce qu'il y a interaction (conversation) entre les différents éléments ? 

et il y a aussi la conversation entre le spectateur et la peinture. Est ce que le spectateur peut écrire sa propre histoire, faire sa propre interprétation. Tout ne doit pas être écrit, il faut que l'histoire continue à travers les yeux du spectateur...






jeudi 14 mai 2015

Découverte de la linogravure

Vous le savez, j'aime découvrir de nouvelles techniques, j'aime expérimenter... et ces derniers jours j'ai donc eu l'opportunité de m'essayer à la linogravure. 

Alors la linogravure qu'est ce que c'est ?

C'est un type de gravure en taille d'épargne (technique consistant à enlever les blancs ou « réserves » du résultat final, l'encre se posant sur les parties non retirées donc en relief, le papier pressé sur la plaque conservant l'empreinte de l'encre), proche de la gravure sur bois, et se pratique sur un matériau particulier, le linoléum.

Le matériel nécessaire :
Des plaques de linoléum ( pas trop molles) :
Pour vous la procurer, je vous conseillerais de vous adresser aux magasins de bricolage et décoration intérieure qui peuvent être heureux de se débarrasser de quelques chutes... Les magasins de matériel beaux arts en ont également en rayon. 

Des gouges
Il vous faudra également une ou deux gouges en V fines pour démarrer, comme ce set par exemple :

Un rouleau encreur
L'encrage de la plaque est à mon sens l'étape la plus délicate. Le rouleau encreur vous permettre de déposer une couche fine et régulière d'encre. L'uniformité de votre encrage déterminera l'impression de votre motif.



Des encres 
Les encres pour linogravure sont assez onéreuses. Contentez vous de démarrer avec les 3 couleurs primaires, la blanc et le noir, dans une gamme scolaire. Leur texture légèrement adhésive la fixent bien au support. Les encres sont solubles dans l'eau et lavables. Attention cependant à les manipuler sur des supports lavables et de penser au tablier. Une fois sèche la tache d'encre sur un vêtement est quasiment irréversible !


Pour l'impression, une presse peut être nécessaire mais pas indispensable. Pour ma part, j'ai déposé une planche sur ma plaque et mon papier et j'ai tout simplement marché dessus !!!

Alors comment procède-t'on ?
Après avoir fait (ou pas) une esquisse préalable, vous travaillerez votre motif sur la plaque de lino. Pour ma part, j'ai dessiné au motif avec un feutre posca. Gardez à l'esprit que vous travaillez en négatif c'est à dire que ce vous creusez en enlevant de la matière, ne sera pas imprimé sur la feuille. 

A l'aide de la gouge, creusez la matière en suivant votre ligne. Entraînez-vous au préalable pour maîtriser la force avec laquelle vous utilisez la gouge. Attention également à la main qui maintient la plaque, un dérapage peut arriver et la partie tranchante peut, au mieux, faire un trou dans le lino, au pire, dans votre main !

Une fois votre plaque creusée et votre motif réalisé, vous êtes peu ou prou à ce stade : (ma première plaque ci-dessous)


Les encres dont vous disposez peuvent être mélangées pour obtenir les couleurs désirées. Appliquez les au rouleau et assurez vous de déposer une couche uniforme (sauf bien sûr si vous souhaitez réaliser des effets). Là aussi, un entrainement sera nécessaire avant de maîtriser l'étape de l'encrage. 



Votre plaque est alors prête à être imprimée. Appliquez alors votre plaque sur votre feuille de papier. J'ai choisi pour ma part de déposer ensuite une fine plaque de contreplaqué puis je l'ai piétiné afin de bien imprimer la feuille. J'ai également choisi de changer de couleurs ou de nuances à chaque impression et j'ai regroupé mes différentes impressions sur une seule et même feuille. Voilà le résultât final :





N'oubliez pas le nettoyage minutieux de votre plaque qui pourra être réutilisée à l'infini (ou presque) et vos instruments. 

J'ai aimé cette technique, la partie consistant à "graver" la plaque a été la plus relaxante. L'encrage et l'impression demandent de l'entrainement mais permettent de fabuleux effets. Je vais très certainement persévérer en travaillant des motifs plus visuels et plus simples. 

Alors, ça vous tente ? 



dimanche 30 mars 2014

50 nuances de gris

Dans le symbolisme occidental, le gris est associé à la tristesse, la solitude, l'ivresse... C'est la couleur de la poussière, du brouillard, de la vieillesse. "Il fait gris", "faire grise mine", "être gris" sont d'autant d'expressions communément utilisées et véhiculant une image assez négative de cette non-couleur. (le gris est une valeur de luminosité, ce n'est pas une couleur).  Tout au contraire, dans le symbolisme oriental, en particulier dans l'hindouisme, le gris est considéré comme sacré. C'est l'équivalent de la couleur argentée et il correspond à la couleur de la fumée de l'encens, qui s'élève vers le ciel transportant avec elle les prières des humains.

J'aime beaucoup le gris ou plutôt les gris. Je l'aime en décoration intérieure, en mode comme en peinture.  Il apaise, il est calme et élégant et surtout, il est riche. Le gris se décline en une multitude de nuances et il existe un très grand nombre de gris colorés. C'est la raison pour laquelle, c'est aussi un magnifique faire-valoir. Il fait vibrer un bleu turquoise, un jaune ou un fuchsia. Sans lui, ces couleurs n'ont pas la même intensité. 





Le gris neutre est obtenu en mélangeant du blanc et du noir. Mais ce dernier, comme son nom l'indique, ne provoque rien, il est "plat". Il est bien plus intéressant de travailler les gris colorés. 

Comment les obtient-on ?

La première méthode consiste à partir d'un gris neutre (blanc + noir) et de lui ajouter une couleur, une primaire par exemple. En dosant la quantité de couleur ajoutée, on découvre mille et une façons de faire vibrer un gris. 

La deuxième façon d'obtenir des gris colorés est de mélanger les trois couleurs primaires entre elles (2 doses pleines + 1/3 de la 3eme primaire).
Ex : 1 dose de bleu cyan + 1 dose de rouge magenta + 1/3 de jaune
ou bien encore : 1 dose de jaune + 1 dose de rouge = 1/3 de bleu cyan. 
En ajoutant du blanc au gris coloré ainsi obtenu, vous le déclinez en de multiples nuances ( plus chaudes ou plus froides)

La troisième méthode consiste à mélanger les complémentaires :
Jaune + violet
Rouge + vert
Orange + bleu
De la même façon, vous le déclinerez en ajoutant du blanc. 


Head of a man, Paul Klee - Le maître des gris colorés 






jeudi 21 novembre 2013

Le totem

Nous avons acquis une toile de ANIKA ( son site ICI) récemment, et je ne résiste pas au plaisir de vous la présenter. 

C'est sa forme atypique qui m'a d'abord interpellée. Ce châssis triangulaire est vraiment hors norme. Le travail de matière à ensuite su me séduire. Ce que j'aime particulièrement c'est surtout le fait que ce tableau me fait voyager, il m'emmène dans des contrées lointaines, dans des montagnes perdues dans la brume quelquefois ou bien dans des paysages sous la lune.... Bref, il représente ce que j'aime dans l'art, cette capacité à faire rêver... Et vous, qu'en pensez vous ? 






(Bon je reconnais que sa forme en triangle ne le rend pas facile à photographier pour le coup !!!)






mardi 20 novembre 2012

"Si l'on sait exactement ce que l'on va faire, à quoi bon le faire ?" Pablo Picasso

Une petite voix dans la tête me disait depuis longtemps que la sculpture, le modelage d'argile était un domaine à explorer, à découvrir... C'est désormais chose faite depuis quelques jours. Le premier contact a été établi et quel plaisir que ce contact avec la matière ! Quel plaisir de façonner, de créer en 3D, de lisser du bout du doigt, de pétrir, d'effacer, de taper, cogner, puis effleurer .... Je suis persuadée de plus, que le modelage de la terre est une activité artistique tout à fait complémentaire à la peinture. C'est une aide évidente pour traiter les volumes. 

Et puis pour moi qui aime les mots, quel plaisir de découvrir avec cette nouvelle expression artistique, tout un nouveau vocabulaire pour décrire les quelques outils nécessaires à cette pratique:


L'ébauchoir, par exemple, qui est l'outil en bois dur dont une extrémité est arrondie et pointue et l'autre plate. 

La mirette qui est également en bois dur et qui posséde à ses extrémités un embout métallique en forme de bouble. La boucle à fil rond sert au retrait ( l'évidement), la boucle à fil plat étant elle utilisée pour le creusement des fonds, des surfaces planes...

Le fil à couper la terre ( et non, pas le beurre !) qui comme son nom l'indique est à utiliser plutôt que le vulgaire couteau pour détacher le morceau de terre que l'on souhiate travailler.

Le gaillochage est le terme utilisée pour décrire non pas un outil mais une technique. Il s'agit de sortes de rayures que l'on inflige à la surface de la terre avant de réaliser un assemblage (ou collage) d'une autre pièce de terre à l'aide de barbotine.La barbotine, quant à elle, étant de l'argile imbibée d'eau que l'on applique au pinceau ou à la main. 

Voilà un petit échantillonage de vocabulaire qui je l'espère vous donnera envie d'en savoir plus. Et je vous laisse avec mes deux premières réalisations, la tête au repos étant au séchage, la femme callipyge étant elle, en cours de réalisation ...




mercredi 24 octobre 2012

Une petite video fort instructive...

En fait, j'ai constaté en visionnant les videos ci-dessous que j'avais encore beaucoup d'efforts à faire pour prendre soin de mon matériel. Moi, méditer en nettoyant mes pinceaux comme le préconise l'auteur de ces videos, ça me gonfle mais à un point !!!!! Mais, je vais tâcher de m'améliorer ...

Comment choisir ses pinceaux ?

Comment nettoyer ses pinceaux?

Comment choisir la peinture acrylique ? 


mardi 23 octobre 2012

Tableau de correspondance pour les toiles, tableaux et cadres


Comme partout ailleurs (et ça n'est pas forcément une bonne chose...), les formats des cadres, des toiles et des panneaux à peindre sont normalisés. Les appellations pour désigner les formats sont assez imagées :
format tableauFigure
format tableauPaysage
format tableauMarine
Il y a donc 3 formats qui sont déclinés dans différentes dimensions : la « Figure », le « Paysage », la « Marine ».
Le format « Figure » est presque carré, le format « Paysage » rectangulaire, et le format « Marine », beaucoup plus panoramique.
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Tableau récapitulatif des châssis disponibles en France
- formats, tailles, dimensions -
Exemple de lecture :
N°15F = 65 cm x 54 cm, lire aussi 15 points.
* * * * *
Le tableau de correspondance pour les toiles et cadres, permet de choisir le format normalisé d’un cadre pour un tableau. Il permet aussi de connaître la valeur des « points » auquels on fait souvent référence pour parler des dimensions.
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A SAVOIR :
Il existe aussi des cadres « double carré » comme le 60×30, 80×40, 100x50cm, etc… Ces châssis sont également disponibles dans toutes les bonnes boutiques qui vendent du matériel Beaux-Arts.

jeudi 2 février 2012

Il y a tant à dire sur les couleurs....

Les couleurs chaudes vont du vert jaune au rouge. Elles rendent les objets plus grands et plus proches des yeux du spectateur. Elles sont agressives et attirent l'attention.


Les couleurs froides vont du vert au violet. Elles donnent l'impression de s'éloigner du spectateur. Elles ont un effet apaisant et peuvent apparaître nettes et vives. 


Une teinte hautement saturée a une couleur vive et intense. La saturation est le taux de pureté de la couleur depuis 0 % pour le gris jusqu'à 100% pour la couleur pure.  Quand on a une couleur saturée, on peut la désaturer avec du blanc ou du gris. 


Quelques symboliques :


Blanc : Lumière, pureté, vertu, chasteté, deuil (Asie)


Rouge : amour divin, vie, chaleur, destruction, force vitale, joie de vivre, pulsion sexuelle, optimisme, vigueur


Jaune : lumière céleste, inconstance, jalousie, entrain, jeunesse, extravagance, trahison (Judas était habillé en jaune)


Vert : nature, régénération, espérance


Bleu : vide, vérité, chasteté, justice, air, vent, contemplation


Noir : Néant, nuit, ignorance, mal, combustion


Gris : emblême chrétien de la mort terrestre, pénitence, manque de vigueur

Quid du cercle chromatique ,


C'est une représentation conventionnelle circulaire des couleurs. Un cercle chromatique peut présenter les couleurs sous formes discrètes (parts du cercle) ou en continu. 


Les couleurs primaires sont situées à 120°C les unes des autres. Ce sont celles qui ne peuvent être composées par le mélange d'aucune autre couleur : le jaune primaire, le bleu primaire (cyan) et le rouge primaire (magenta).


Les couleurs secondaires alternent avec les couleurs primaires et sont situées à 120°C les unes des autres. Elles viennent du mélange des primaires 2 par 2. Les couleurs tertiaires sont constituées par le mélange d'une couleur primaire avec sa complémentaire. 


La complémentaire d'une couleur lui est diamétralement opposée sur le cercle. 


Le noir et le blanc ne sont pas des couleurs .... (allez dire ça à Soulages !!!!!)










dimanche 29 janvier 2012

"Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n'est pas la colle qui fait le collage." Max Ernst

Le collage est une technique artistique qui m'attire depuis longtemps... J'admire, je m'en approche, je réfléchis, je découvre, m'informe mais je n'ai jamais tenté l'expérience.

J'aime par exemple les oeuvres magnifiques de Dereck Gores (www.dereckgores.com)




ou bien celles de Sophie Costa (www.lamaisonrousse.com)




ou bien encore celles de Guy Garnier (guy-garnier-collages.com)


Alors... je me suis documentée, ai lu quelques ouvrages sur le sujet tels : 


Je me lance, voici l'idée griffonnée dans un de mes innombrables carnets ....Je vous livrerai sans doute le résultat final d'ici quelques jours ou semaines...




mardi 24 janvier 2012

Le Gesso, Kezako ?

Le gesso ( vient du grec gypse signifiant plâtre) est un enduit à base de plâtre et de colle animale, utilisé pour préparer, dés le Moyen Age, les panneaux de bois destinés à être peints, notamment à la tempera puis à l'huile. Aujourd'hui, c'est un apprêt synthétique utilisable sur différents supports (bois, cartons, toiles..). Cet enduit applicable au pinceau large, couteau ou au rouleau mousse, permet de rendre la surface à peindre plus lisse, plus adhérente tout en réduisant l'absorption de la peinture par le support. Il est couramment vendu blanc mais existe également transparent ou noir. Deux couches sont généralement nécessaires et il peut être légèrement poncé avant mise en peinture. Le gesso  pourra être mélangé à la couleur, ce qui vous permettra de créer un fond coloré plus opaque. Il peut également être utilisé en lui ajoutant du modeling paste en quantité assez légère  ou bien comme colle pour réaliser des fonds plus travaillés avec des papiers de texture assez fine comme le papier de soie ou même papier journal. On peut même y appliquer des tampon mousse pour y imprimer une forme. 

Voici pour illustrer le propos un petit essai réalisé hier sur une toile coton. Après y avoir appliqué une couche assez épaisse de gesso, et sans passer par l'étape ponçage, j'y ai collé une feuille de papier de soie en lui imprimant les plis que je désirais. Je souhaitais obtenir un effet vieilli, parcheminé pour représenter des pots et jarres. Le tableau s'intitule : "Offrandes".